Études complémentaires

Synthèse des différentes connaissances sur l'étang de Berre

De nombreuses études sur les différents compartiments de l'étang de Berre ont permis d'apporter des connaissances complémentaires au suivi régulier mené par le GIPREB. Cette page présente une liste (pas forcément exhaustive) de ces projets avec parfois des liens vers des pages spécifiques de certaines études. Elle évoluera au fil du temps, et les études d'avant 2017 seront ajoutées petit à petit.

PROJET HYPERBERRE 2017-2018 : cartographie des herbiers de zostères par imagerie hyperspectrale aéroportée

Une première en France !

Ce projet, cofinancé par l’Agence de l’Eau, consiste à utiliser la méthodologie d’imagerie hyperspectrale pour la cartographie des habitats de l’étang de Berre. Dans le cadre de cette première étude, les habitats considérés étaient principalement les herbiers de zostères.

Voir la page du projet HYPERBERRE

Hyperberre Bouquet

PROJET ICHTYOBERRE 2009-2011  : étude de l’ichthyofaune

Entre 2009 et 2011, un inventaire ichytiologique (des poissons) a eu lieu sur l’étang de Berre. Des campagnes de pêches expérimentales se sont déroulés pendant 2 ans, pour caractériser les peuplements. 46 espèces de poissons et 5 de crustacés ont ainsi été répertoriées au cours de cette étude. D’un point de vue spatial, des différences sont apparus avec des espèces plus marines à proximité du chenal de Caronte. La station située au droit du rejet de la centrale s’est aussi montré différente des autres stations de l’étang. L’étude de la diversité fonctionnelle par saison à l’échelle de l’étang de Berre permet de constater que celui-ci est un milieu en communication avec la mer avec des mouvements saisonniers d’entrée et de sortie de l’étang d’espèces marines, non négligeables en nombre d’espèces comme en biomasse de poissons. Ces échanges entre la mer et l’étang sont provoqués par des migrations de reproduction comme pour l’anchois, qui vient pondre des œufs dans l’étang ou par des migrations trophiques des stades juvéniles, qui viennent y trouver des conditions favorables à leur grossissement avant de retourner en mer à l’âge adulte (loup, muges, sardine). Ces migrations inscrites dans les traits de vie des espèces sont influencées en outre par les conditions physico-chimiques (température, salinité, crise anoxique), comme par l’abondance de nourriture planctonique, qui expliquent les décalages temporels des pics d’abondance d’une année sur l’autre.

Anguille Copie
Article modifié le 15/10/2018