Études complémentaires

Synthèse d'études sur l'étang de Berre

De nombreuses études sur les différents compartiments de l'étang de Berre ont permis d'apporter des connaissances complémentaires au suivi régulier mené par le GIPREB. Cette page présente une liste (pas forcément exhaustive) de ces projets terminés avec parfois des liens vers des pages spécifiques de certaines études. Elle évoluera au fil du temps, et les études d'avant 2017 seront ajoutées petit à petit. Les projets en cours sont par contre une rubrique spécifique.

PROJET HYPERBERRE 2017-2018 : cartographie des herbiers de zostères par imagerie hyperspectrale aéroportée

Une première en France !

Ce projet, cofinancé par l’Agence de l’Eau, consiste à utiliser la méthodologie d’imagerie hyperspectrale pour la cartographie des habitats de l’étang de Berre. Dans le cadre de cette première étude, les habitats considérés étaient principalement les herbiers de zostères.

Voir la page du projet HYPERBERRE

Hyperberre Bouquet

Etudes des apports diffus (2015-2017)

L’étude des apports directs du bassin versant, action 37 du Contrat d’étang de Berre, avaitpour premier objectif d’affiner le bilan des apports à l’étang de Berre. En effet, si les apports de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas, ceux des rivières (Arc, Touloubre et Cadière) ainsi que ceux des stations d’épuration urbaines et industrielles sont clairement comptabilisés, les apports du bassin versant direct par ruissellement et de l’éventuel dépôt atmosphérique étaient jusqu’à présent relativement mal connus.

Il s’agissait donc de poursuivre l’acquisition de connaissance sur l’étang de Berre pour avoir une estimation fiable de la part des apports directs (ruissellement et rejets atmosphériques) et des flux en nutriments et en certains contaminants.

Cette étude avait aussi pour objectif d’identifier les rejets les plus problématiques afin d’orienter les actions curatives à prévoir en saison 2 du Contrat d’étang.

Télécharger le carnet d’ étude des apports diffus

Rejet

PROJET ICHTYOBERRE 2009-2011  : étude de l’ichthyofaune

Entre 2009 et 2011, un inventaire ichytiologique (des poissons) a eu lieu sur l’étang de Berre. Des campagnes de pêches expérimentales se sont déroulés pendant 2 ans, pour caractériser les peuplements. 46 espèces de poissons et 5 de crustacés ont ainsi été répertoriées au cours de cette étude. D’un point de vue spatial, des différences sont apparus avec des espèces plus marines à proximité du chenal de Caronte. La station située au droit du rejet de la centrale s’est aussi montré différente des autres stations de l’étang. L’étude de la diversité fonctionnelle par saison à l’échelle de l’étang de Berre permet de constater que celui-ci est un milieu en communication avec la mer avec des mouvements saisonniers d’entrée et de sortie de l’étang d’espèces marines, non négligeables en nombre d’espèces comme en biomasse de poissons. Ces échanges entre la mer et l’étang sont provoqués par des migrations de reproduction comme pour l’anchois, qui vient pondre des œufs dans l’étang ou par des migrations trophiques des stades juvéniles, qui viennent y trouver des conditions favorables à leur grossissement avant de retourner en mer à l’âge adulte (loup, muges, sardine). Ces migrations inscrites dans les traits de vie des espèces sont influencées en outre par les conditions physico-chimiques (température, salinité, crise anoxique), comme par l’abondance de nourriture planctonique, qui expliquent les décalages temporels des pics d’abondance d’une année sur l’autre.

Téléchargez le rapport final et la présentation LAGUN’R

Anguille Copie

Ichtyofaune de l’étang de Berre 2011: suivi des pêcheries de l’étang de Berre

L’objectif de cette étude est de décrire la pêcherie de l’étang de Berre et d’analyser quantitativement sa production.Une méthodologie spécifique au suivi de la pêcherie des petits métiers a été mise en œuvre dans le cadre de cette étude entre 2009 et 2011. En complément de l’inventaire ichtyologique (voir ci-dessus), cette étude vise à caractériser les espèces d’intérêt halieutique pour lesquelles les pêcheurs optimisent les techniques de capture, ce que l’approche « inventaire » ne fait pas, puisqu’elle doit utiliser un engin de pêche standardisé et par définition sélectif. D’autre part, ce suivi permettra de comparer la pêcherie actuelle de l’étang avec celle des années 1987-1988, période pendant laquelle une étude de ce type a été réalisée par l’Ifremer (Le Corre et Garcia, 1989).

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Pêcheurs relevant leur filet
Article modifié le 13/03/2019