Les résultats sont spectaculaires : 8 m² ont été transplantés en 2024… et aujourd’hui, plus de 750 m² sont colonisés, sans aucune dégradation des sites donneurs.
Espèce protégée (au même titre que la posidonie en Méditerranée), ces herbiers sont de véritables poumons de la lagune : refuge pour les poissons, lieu de reproduction et zone d’alimentation. Ils produisent également de l’oxygène, constituent un puits de carbone et sont des boucliers contre l’érosion des côtes. Ils constituent également un habitat prioritaire au titre de la directive Natura 2000.
Jusqu’au 5 juin, plusieurs équipes internationales et locales se relaieront sur le terrain pour prêter main forte au Gipreb et être acteurs de cette opération de restauration de l’étang de Berre : salariés volontaires de Patagonia, scientifiques de The Ocean Gardeners, élèves du lycée des Calanques de Marseille (BTS chantier-école), et membres du Sea Rangers Service… Objectif : planter 3 600 mottes de zostères sur 6 sites autour de l’étang.
Le Gipreb est également membre du Seagrass Consortium qui réunit des experts internationaux engagés dans la restauration à grande échelle des herbiers marins. En soutien à la Décennie des Nations Unies (2021-2030), ils appellent à une action mondiale pour la régénération des écosystèmes, réconciliant ainsi enjeux humains et environnementaux.
Restaurer, planter, former, protéger… Cette opération d’envergure portée par le Gipreb, s’inscrit dans la durée et s’annonce prometteuse. Elle est soutenue par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerrranée-Corse, la Région Sud et le Département des Bouches-du-Rhône.
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