Pêche

La pêche dans l'étang de Berre est une activité très ancienne. Dès l'antiquité, l'étang a été exploité pour ses ressources marines abondantes. Les bourdigues, ces structures encore présentes aujourd'hui entre l'étang de Bolmon et l'étang de Berre, témoignent de cette activité.

La pêche : une tradition sur l'étang de Berre

1500
1900
1950
août 1957
janvier 1994
décembre 1999
1500

Les pièges à poissons

Au XVIe siècle, de nombreuses bourdigues étaient présentes dans les marais de Martigues, et servaient de pièges aux poissons lors de leurs entrées et sorties dans l’étang.

1900

Une mer intérieure riche de poissons

Au début des années 1900, l’étang de Berre était considéré comme une mer intérieure très riche, notamment en poissons. Son l’importance économique était considérable et près de 300 pêcheurs vivaient de la pêche de la muge, de l’anguille et du loup (Germain, 1917).

1950

Des coquillages comme dans la caverne d'Ali Baba

La pêche aux coquillages (moules, palourdes, huîtres) était également largement présente dans l’étang (voir le témoignage d’Yves Rosaire).

août 1957

Interdiction de la pêche

L’industrialisation des rives de l’étang commence dans les années 30 avec la mise en service de raffineries et s’intensifie par la suite. Aucune restriction n’est faite concernant les rejets industriels et la dégradation du milieu entraîne, par la loi du 7 août 1957, l’interdiction de la pêche.

janvier 1994

Rétablissement de la pêche

Après un siècle tumultueux de pollutions et d’interdictions, la pêche dans l’étang de Berre reprend progressivement sa place à partir du début des années 1990. A ce moment là, on comptait une centaine de pêcheurs professionnels (données Ifremer, 1989).

Suite au plan Barnier et à la réduction des apports polluants d’origine industrielle, la loi du 10 janvier 1994 rétablie officiellement la pêche.

décembre 1999

35 armements officiellement, le double officieusement...

Selon les Affaires maritimes, la flotille de l’étang comptait 35 armements au 31 décembre 1999. Cette répartition totalise 43 navires pour 35 entreprises, certains professionnels possédant deux navires sur le même rôle d’équipage. Ces armements regroupent 41 personnes (35 patrons et 6 matelots travaillant souvent de manière saisonnière. On reconnaît néanmoins officieusement que le nombre de pêcheurs est près du double de celui officiellement inscrit auprès des Affaires maritimes