Rejets importants d’eau douce de la centrale EDF

Le 13/02/2019
Quand la centrale rejette de l'eau douce... la salinité de l'étang chute !

Les rejets d’eau douce de la centrale EDF sont très importants depuis janvier. La situation se poursuit en février. Associés aux forts coups de vent qui homogénéîsent la masse d’eau, ces apports ont pour conséquence une chute globale de la salinité à environ 14 en surface et 17 au fond au nord. Lorsque le vent se calme, comme c’est le cas ces derniers jours, la stratification – avec le risque d’installation de nouvelles conditions anoxiques (sans oxygène) – s’installe très vite. C’est le cas aujourd’hui avec une salinité de 15 en surface et 29 au fond.

Commentaires

Elisabeth Le Corre - il y a 3 semaines

En réponse à Nicolas

Bonjour et bienvenue sur les rivages de l'étang de Berre. Vous avez raison de souligner la beauté de la lagune. Depuis les nouvelles modalités de rejets de la centrale, EDF turbine de la même façon : des turbinages importants en hiver, qui diminuent au printemps, quasi nuls en été et reprennent en automne. Les turbinages qui ont lieu depuis janvier sont donc habituels, même s'ils sont actuellement particulièrement intenses. La preuve en est que la salinité de l'étang a terriblement chuté (entre 10 et 13 en surface). Il est clair que ces volumes d'eau douce limoneuse, chargés en nitrates, participent à l'eutrophisation du milieu (bloom phytoplanctonique et/ou ulves) et à sa fragilité. Mais rien n'indique que cette année 2019 sera aussi catastrophique pour l'écologie de l'étang que l'année 2018. La crise écologique 2018 résultait de plusieurs facteurs réunis façon effet cocktail (rejets EDF et pluviaux, Absence de vents, chaleur...). Il est à noter néanmoins, que le mois de février a été marqué par une absence de vent, d'où la stratification très marquée dans l'étang (couches d'eau successives).
Nicolas - il y a 1 mois
Bonjour, je suis nouveau résidant de cette belle ville de Châteauneuf Les Martigues, et pris d'affection pour ce belle étang que je découvre avec le temps. Ma stupéfaction par rapport au désastre écologique de cet été et je vois que rien change, on nous parle d’écologie partout même un peu trop c'est à la mode on va me dire. Mais votre article m’amène à penser que cet été nous aurons un étang encore plus détérioré, déçu.
vincent faure - il y a 1 mois

En réponse à MICHEL JP

Bonjour, A l'écriture de ce commentaire, la page de "données en direct" affiche bien les données les plus récentes des sondes SA1 et SA3. Si votre navigateur affiche des données qui ne sont pas à jour, je vous suggère fortement d'actualiser la page internet en question. Si le problème persiste, pensez également à vider votre cache internet. Si vous rencontrez des difficultés de navigation sur notre nouveau site, n'hésitez pas à nous en faire part par mail (en détaillant votre navigateur, système d'exploitation, etc...) Bien cordialement, Vincent
MICHEL JP - il y a 1 mois
Bonsoir Mme Elisabeth Le Corre . Merci pour votre réponse. Un petit copier/coller de votre page visibles dans la rubrique "données en direct" ce soir 19/02/2019 : Sonde SA1 Dernier relevé : 05/02/2019 à 22h00 Vent : Vitesse : 7,92 km/h Direction : 1 N Température : Air : 6.9°C Eau : 5,6°C Salinité : Surface : 17,9 Milieu : 17,9 Fond : 18,3 Sonde SA3 Dernier relevé : 05/02/2019 à 22h00 Vent : Vitesse : 7,92 km/h Direction : 1 N Température : Air : 6.9°C Eau : 5,7°C Salinité : Surface : 17,6 Milieu : 17,8 Fond : 17,9 05/02/2019 à 22h00 .... Un petit Bug de reconnexion ? JPM
Elisabeth Le Corre - il y a 1 mois

En réponse à MICHEL JP

Bonjour, Les sondes SA1 et SA3 sont toujours visibles dans la rubrique "données en direct". Elles affichent ce 19 février à 8 h 30 les valeurs suivantes : SA1 : surface 13,8, milieu 17,2 et fond, 17,5 ; SA3 à 9 h : surface, 15,3, milieu, 17,2 et fond, 29,4. Cela illustre, s'il en était besoin, le phénomène de stratification haline (différentes couches d'eau qui ne se mélangent pas), si dommageable à l'écosystème. Le GIPREB a pour mission d'être un "Observatoire du milieu". Chaque année, il communique sur les résultats de ses suivis. Ces rapports annuels, consultables sur ce site, indiquent la fragilité de l'écosystème de Berre qui reste dans un état eutrophe et instable, en grande partie en raison des forts apports d'eau chargés en nitrates et limons d'EDF. le GIPREB se bat depuis sa création pour la réhabilitation de l'étang de Berre et exige depuis 2014 une nouvelle réduction des rejets d'eau douce et de limons. Par ailleurs, l'Etat vient de s'engager dans une démarche de réduction des objectifs de qualité des masses d'eau pour l'étang de Berre exigés par la Directive cadre sur l'eau pour justifier de son inaction sur l'étang de Berre. Le GIPREB s'est aussitôt affiché contre cette démarche auprès des représentants de l'Europe, dans la mesure où aucune action de restauration ambitieuse des écosystèmes n'a été engagée par l'Etat. Quant à EDF, l'entreprise respecte, selon leur auto-contrôle, l'avenant au cahier des charges spécial des chutes de Salon-Saint-Chamas : volume annuel autorisé : 1,2 milliard de mètres cubes ; 95 % des mesures de salinité en moyenne hebdomadaire > à 15 g/l et 75 % de ces mesures > à 20 g/l ; tonnage annuel de limons. Là encore, le GIPREB s'est ému auprès de l'Etat à plusieurs reprises du fait que les mesures de débits soient réalisées uniquement par EDF.

 

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