Malgré une année 2025 particulièrement pluvieuse, on note une amélioration de la santé de l’étang.
Cette année marquait la première application complète du nouveau protocole EDF, qui interdit les rejets de la centrale entre avril et septembre. Grâce à cette trêve estivale, l’eau a conservé une salinité élevée et une excellente transparence, ce qui a permis de limiter l’eutrophisation (apport en excès de substances nutritives, principalement nitrates et phosphates) et d’éviter l’asphyxie des fonds marins.
Cette clarté de l’eau a profité en premier lieu aux herbiers de zostères, qui atteignent une surface de 75 hectares, soit une bonne dynamique de progression. Cette croissance amène progressivement vers un cercle vertueux : la végétation stabilise les fonds et filtre naturellement les nutriments.
| Du côté de la faune, la situation est plus contrastée. Si les populations de palourdes sur le littoral restent stables et bien gérées, la macrofaune benthique (organismes invertébrés dont la taille est macroscopique) des zones profondes se diversifie encore très lentement et reste fragile, tandis que les espèces invasives comme le crabe bleu, la moule, et le rapana, restent bien implantées.
L’étang de Berre confirme la dynamique amorcée en 2022. Pour consolider ces bons résultats, la poursuite des efforts locaux reste indispensable, notamment à travers la réduction des apports (eau douce, limons, nutriments) et les projets de renouvellement des eaux liés au tunnel du Rove. Télécharger et lire le rapport complet de l’Observatoire du milieu 2025. |
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