Adieu oursins, nacres et biodiversité marine dans l’étang ?

Le 28/02/2019
Le prolongement du chenal de Caronte dans l'étang de Berre abritait de nombreuses espèces marines (oursins, grande nacre, ophiures, spirographes...)…

Mercredi 27 février, les chargés de mission du Gipreb ont profité des eaux claires pour plonger dans le prolongement du chenal de Caronte dans l’étang de Berre. Cette plongée intervenait un peu plus d’un an après la plongée qui avait révélé l’influence des eaux marines sur les peuplements de ce secteur. Son objectif était d’apporter des éléments de précision sur l’ampleur et l’étendue de la crise écologique de l’année 2018 sur ces peuplements très localisés. La réponse est sans appel : plus de vie marine dans ce secteur. Les spirographes, les oursins, les ophiures ou les hippocampes n’ont plus été observés. Plus grave : les grandes nacres sont toutes mortes et servent désormais d’abris à quelques gobies opportunistes. Des crabes ou de rares anémones ont pu être photographiés mais les fonds sont majoritairement représentés par des débris (coquilles, sédiments, tests d’oursin ou filets abandonnés…).

Nous avions espéré que les peuplements de ce secteur sous l’influence directe des eaux marines et oxygénées aient pu résister, mais les eaux anoxiques de l’étang de Berre ont dû l’atteindre suffisamment longtemps pour faire disparaître toute forme de vie. De prochaines plongées seront réalisées à intervalles réguliers pour suivre la recolonisation de ce milieu.

Commentaires

Elisabeth Le Corre - il y a 2 mois

En réponse à Christine

Bonjour, La Crau reçoit par le biais des canaux d'irrigation 450 millions de mètres cubes en sud Alpilles et 320 millions de mètres cubes en nord Alpilles. La Crau reçoit actuellement ce qu'il lui faut, hors sécheresse exceptionnelle. Néanmoins, votre suggestion est pertinente et nous travaillons en ce moment avec les syndicats de la Crau et de la Durance pour construire des solutions qui apporteraient au moins temporairement des bénéfices à chaque milieu.
Christine - il y a 2 mois
Bonjour. Pourquoi les rejets d'eau douce chargés de limon par EDF , ne sont ils pas détournés dans la Crau qui n'est pas si loin.. EDF a les moyens financiers.. N'est ce pas bon pour la culture, les vergers ?
Elisabeth Le Corre - il y a 2 mois

En réponse à Belfegor

Bonjour, Quand on parle de réouverture du tunnel du Rove à la courantologie, il ne s'agit pas en réalité de réouvrir le canal mais de mettre en place un dispositif de pompage d'eau de mer provenant de l'Estaque. Les travaux consisteront en la construction d'une station de pompage en partie sud de la partie qui s'est éboulée, à percer et installer une galerie permettant le transfert des débits sélectionnés vers la partie nord du tunnel. Il n'y a donc aucune possibilité de retour des eaux de l'étang de Berre vers la rade de Marseille. L'Etat est parfaitement au courant de cela, ce n'est donc pas la raison pour laquelle il n'engage pas les travaux. N'hésitez pas à consulter la page consacrée à ce dossier : page réouverture du tunnel du Rove à la courantologie
Jacqueline Blasco - il y a 2 mois
Ce sont les rejets massifs d'EDF en 2018 à Saint-Chamas qui ont donnés le coup de grâce à un étang qui se rétablissait :(
Belfegor - il y a 2 mois
Faite une croix pour toujours sur la réouverture du canal du Rove. Jamais ils ne sacrifieront la côte de bleue de l'Estaque à Niolon et la rade de Marseille. Ouvrir le canal déplacerai des centaines de M3 de boue et limon de l'étang à la côte bleue.. Catastrophe écologique, impact sur 30 ans minimum.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *