Des carottes dans le tunnel du Rove et l’étang du Bolmon

Le 01/02/2022
Analyser des carottes de sédiments pour mesurer la répartition des contaminants chimiques (métaux lourds, notamment) dans le Bolmon et le canal du Rove.…

Pour vous rassurer tout de suite, il n’est pas question de faire pousser des carottes dans l’étang de Bolmon ou le tunnel du Rove, non plutôt d’en ramasser ! Mais des carottes de sédiments dans le cadre d’un projet de recherche mené par Sylvain Rigaud, chercheur de l’université de Nîmes en collaboration avec le GIPREB.

Des expériences dans le tunnel du Rove et l’étang de Bolmon

Toute cette semaine, Sylvain Rigaud, enseignant-chercheur à l’UMR Chrome de l’université de Nîmes et président du Conseil Scientifique du Gipreb, accompagné de l’équipe du GIPREB réalise des expériences dans le tunnel du Rove et l’étang de Bolmon. Ce projet de recherche s’intègre dans le cadre d’un stage de Master II, réalisé par Capucine Camin, stagiaire co-encadrée par Sylvain Rigaud et le GIPREB.

MAnip Carotte canal rove

L’objectif de ces recherches est de prélever des carottes de sédiments (voir photo) dans différents points de l’étang de Bolmon et du canal du Rove jusque dans le tunnel. Ces carottes seront analysées pour comprendre la répartition des contaminants chimiques, notamment les métaux lourds, dans les différentes couches de sédiments. De plus, ces analyses permettront de mieux anticiper les projets de restauration écologique, et d’étudier comment les échanges (par la réouverture des bourdigues et la remise en circulation de l’eau de mer dans le canal de navigation) vont affecter les processus biogéochimiques dans les sédiments.

Anticiper les effets de la réouverture des bourdigues et du tunnel du Rove

Pour faire simple, les sédiments actuels situés dans les fonds du canal du Rove et de l’étang de Bolmon sont en situation anoxique (absence d’oxygène). L’amélioration des échanges va favoriser l’oxygénation de la colonne d’eau et donc apporter de l’oxygène dans les sédiments, ce qui va modifier les équilibres chimiques présents et donc les échanges à l’interface eau-sédiment. Mieux comprendre ces processus permettra de mieux gérer les différents ouvrages d’échange des eaux lorsqu’ils seront réalisés. Le rendu de ces travaux préliminaires est prévu pour la fin du premier semestre 2022.

Commentaires

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COSTE René - il y a 3 mois
Très bon article, ce n’est pas le seul. Un peu d’humour ne fait pas de mal, sauf aux “esprits trop élevés” donc trop éloignés du “fond”. Question technique ou méthode, je n’ai rien dire (quand je rencontre Nadal, je ne lui explique pas comment on joue au tennis sur terre battue), de plus en matière de “carottes” – je suis trop un piètre agriculteur pour donner mon avis. Sur le “”fond”” je juge que de connaître le “milieu” est la seule façon de le protéger surtout avec des perspectives de le modifier, avec les risques pour les autres “fonds ou milieux”. ==> Je viens de le toucher.

 

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