Etang de Bolmon : les poissons meurent par centaines…

Le 02/07/2019
L’épisode de canicule et l’absence de vent ont probablement contribué à rendre l’étang du Bolmon anoxique, c’est-à-dire dépourvu d’oxygène.…

C’est ce qui pourrait expliquer les mortalités de poissons (carpes et muges). L’opération de ramassage mise en place par la ville de Marignane dès lundi a permis de ramasser les poissons et s’est achevée mardi 2 juillet.

L’étang de Bolmon, propriété du Conservatoire du Littoral, est une lagune extrêmement confinée. Ses rives abritent une biodiversité reconnue mais l’étang lui même est en très mauvais état écologique. Toutes activités de pêche, de chasse et de loisir nautique y sont interdites depuis des années. Selon les données les plus récentes (données de la Directive Cadre sur l’eau en 2015), son état écologique est mauvais avec une très forte biomasse phytoplanctonique, ce qui traduit un très fort niveau d’eutrophisation de l’ensemble de l’étang. Une des conséquences visibles par tous est la couleur de l’eau, parfois opaque, verte ou marron, peu propice au développement d’herbiers aquatiques.

Durant l’automne 2018, sa situation s’est fortement dégradée, provoquant un important déséquilibre écologique (aussi appelé dystrophie).

Seule une action forte visant à renouveler efficacement les eaux du Bolmon semble en mesure d’apporter une amélioration. C’est pour cela que l’ensemble des maires du pourtour de l’étang et le syndicat mixte du Gipreb demandent la réouverture du tunnel du Rove à la courantologie pour augmenter la circulation de l’eau et apporter des eaux de la Méditerranée pauvres en nutriments et riches en oxygène au canal du Rove, aux étangs du Bolmon et de Berre.

Or depuis bientôt 20 ans, l’État, propriétaire du tunnel du Rove, reste sourd à cette demande. Le combat pour la réhabilitation de l’étang de Berre reste plus que jamais d’actualité alors que les crises se succèdent.

Pour l’heure, l’étang de Berre semble résister et conserve des conditions acceptables tout au moins pour la baignade. Néanmoins, la météo annoncée pour les prochains jours (fortes chaleurs et absence de vent) appelle à la plus grande vigilance. Dans un milieu fortement chargé en nutriments depuis la crise anoxique de 2018, une prolifération excessive de micro-algues (bloom phytoplanctonique) et une dégradation de l’écosystème ne sont pas impossible.

Commentaires

Vous souhaitez commenter cet article ? Lancez-vous !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *