La DDTM met la pression sur les mareyeurs et les restaurateurs pour lutter contre le braconnage

Le 18/11/2019
Traçabilité et calibre des espèces vendues, le nouveau cheval de bataille des agents de la Direction départementale des territoires et de la mer.

Le braconnage est un fléau, les pêcheurs professionnels le répètent à l’envie. La direction départementale des territoires et de la mer a décidé de taper fort et de tous côtés. S’ils maintiennent la pression sur les braconniers en surveillant attentivement les lieux de braconnage ( l’étang de Berre du fait de l’interdiction de la pêche à la palourde par exemple), ils s’attellent maintenant aux lieux de vente des produits frauduleux. « Nous allons travailler sur les filières de mareyage et de commercialisation des espèces sensibles et soumises à braconnage, comme notamment l’oursin et la palourde » souligne Nicolas Chomard, chef du service mer, eau et environnement à la DDTM.

C’est ainsi que les agents de la DDTM, après être intervenus au Jaï à Marignane, sont venus contrôler le restaurant « le comptoir du pêcheur » sur la plage de Ferrières à Martigues. Traçabilité des oursins non vérifiable, taille des oursins inférieure à celle réglementaire (95 % des produits contrôlés sous la taille, c’est-à dire inférieurs à 5 cm), traçabilité des palourdes non vérifiable et suspicion de palourde japonaise d’origine étang de Berre où elle est actuellement interdite !

Les restaurateurs sont responsables de leur marchandise et doivent avoir la preuve de son origine. Ce n’était pas le cas lors de ce contrôle…

Les plus heureux dans l’histoire ont été les oursins qui ont eu droit à une deuxième vie … Les agents de la DDTM les ont en effet rendus à leur milieu d’origine quelque part sur la Côte bleue…

Steven Weinberg, oursin
Steven Weinberg, oursin de l’étang de Berre

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