Le renouveau de la pêche professionnelle

Le 04/06/2019
65 patrons pêcheurs en activité, la pêche dans l'étang est redevenue attractive...

Deux ans d’enquête auprès des pêcheurs professionnels de l’étang de Berre, de récolte de données ont permis à Pablo Liger, chargé de mission au Gipreb de finaliser une étude sur les pêcheries professionnelles et de loisirs de l’étang de Berre.  Il s’agissait en premier lieu de réactualiser une précédente étude réalisée en 2009 puis de produire des informations sur la pêche de loisir qui n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une étude sur l’étang de Berre, mais qui semblait pourtant être une pression majeure sur la ressource et l’environnement. La présente étude le confirme…

L’activité de pêche professionnelle est emblématique des lagunes méditerranéennes (productivité élevée). C’est pourquoi la composition d’une flotille de pêche est un précieux indicateur. Si on est loin des 300 pêcheurs du début du XXème siècle, on comptabilise, en 2018,  65 patrons-pêcheurs ; ils n’étaient plus que 31 en 2005. l’équipement des navires s’est fortement modernisé.

557 tonnes de muges, 213 tonnes d’anguilles et 95 tonnes de daurades, telles sont les principales captures de la pêche professionnelle en 2017. La mise en place des licences de pêche à l’anguille a eu des effets sur l’évolution des pratiques et des prises du fait d’une spécialisation des pêcheurs sur leur métier de prédilection (capechades pour les anguilles, tremail calé pour les loups ou les daurades, maillant encerclant pour les muges..).

 

La pêche de loisir n’avait jamais été étudiée sur l’étang de Berre. L’effort de pêche sur le canal de Caronte, reliant l’étang de Berre à la mer, a rapidement été identifié comme majeur avec plus de 99 % des prises. L’estimation annuelle des pêcheurs de loisir sur le canal de Caronte est de 76 921  à plus ou moins 9 287  et une capture moyenne sur l’année de 0.85 kg/pêcheur/jour selon leur déclaration. Ces résultats conduiraient à une estimation des captures annuelles de daurades comprises entre 49 tonnes et 84 tonnes en moyenne. Cependant ces données semblent sous-estimées car seule une partie de la population a souhaité répondre au questionnaire, et de nombreuses observations et témoignages conduisent à réévaluer à la hausse les captures moyennes. Une réévaluation plus réaliste des captures comprises entre 5 et 10 kg par pêcheur (5 à 10 poissons), conduirait à une estimation des captures annuelles de 338 tonnes à 770 tonnes de daurades. Ces dernières valeurs seraient alors 5 à 10 fois supérieures à celle de la pêche professionnelle pour cette espèce …

Télécharger le rapport de l’étude pêcherie

Commentaires

gépéto - il y a 1 mois
je suis étonné de voir ce résultat concernant la pêche de loisir, c'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes qui comme moi pratique cette passion qu'est la pêche à Martigues et ses environs. je suis très loin de faire un poisson/sortie. Comment rivaliser avec la pêche pro, si on considère qu'un filet mesure plusieurs centaines de mètres et qu'il y en ai plusieurs de posés/jour, dans le canal la seinche est encore pratiquée de nuit ainsi que le chalutage, quand on demande ils disent "nettoyage des filets..." la Coline appartient aux chasseurs et la mer aux métiers professionnel, la pêche doit rester un loisir raisonné.
Elisabeth Le Corre - il y a 1 mois

En réponse à BONMATI

Bonjour, Rassurez-vous, le Gipreb n'a pas pour objet de percevoir des taxes. Seules les Affaires maritimes ont le pouvoir de réglementation en ce qui concerne la pêche qu'elle soit professionnelle ou de loisir. Nous avons cherché à travers cette étude à mettre à jour les connaissances sur la pêche professionnelle et explorer le domaine de la pêche récréative. C'est un travail scientifique et objectif, prenez le temps de le lire. Le Gipreb a pour objectif de développer les usages pour tous sur l'étang de Berre dans une perspective de développement durable...
BONMATI - il y a 1 mois
Ceci n'est que foutaise et balivernes. Juste pour sûrement nous pondre un petit permis ou autre pour nous taxer.

 

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