Une journée mondiale pour les zones humides

Le 01/02/2019
Étangs, lagunes, marais salants, mares, marais, tourbières, vallées alluviales, prairies inondables... Les zones humides sont des espaces de transition…

Chaque année, le 2 février, date anniversaire de la Convention internationale sur les zones humides, la « Convention de Ramsar », du nom de la ville iranienne où elle a été adoptée en 1971.
Cette convention a pour mission : « la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant
que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ». En ce début d’année 2019, 170 pays ont désigné 2 331 zones humides d’importance internationale « Ramsar » cela représente près de 250 millions d’hectares à travers le monde.

Des zones humides utiles, mais menacées

A l’échelle mondiale, près des 2/3 des zones humides ont disparu depuis 1900, quasiment 9 sur 10 si l’on remonte à 1700. En France, on estime que la moitié d’entre elles ont disparu entre 1960 et 1990. Elles continuent de disparaître ou de se dégrader du fait des pressions qu’elles subissent, largement imputables à l’Homme : surexploitation des ressources en eau, pollutions, fréquentation humaine mal gérée, drainage ou comblement lié à un développement urbain non maîtrisé…
Pourtant, les zones humides rendent de nombreux services à l’Homme, notamment en termes de régulation des volumes d’eau lors d’évènements climatiques extrêmes et de piégeage du carbone.
Ainsi, elles contribuent à la prévention des risques naturels et à la régulation du climat.

Le thème 2019 : les zones humides et le changement climatique

Les zones humides préservées offrent de nombreux bénéfices et sont de véritables atouts, en particulier sur le littoral méditerranéen caractérisé par des évènements climatiques extrêmes et une forte concentration de territoires artificialisés et de population.
Les zones humides atténuent les effets du changement climatique.
En stockant efficacement le carbone atmosphérique, les marais littoraux régulent le climat à long terme.
Par leur rôle d’éponge, les zones humides protègent des effets d’évènements climatiques extrêmes. Elles aident à contrôler les inondations liées aux violents orages et, à l’inverse, permettent de soutenir les étiages quand l’eau vient à manquer durant les étés trop secs. Les vasières, prés salés, lagunes, les dunes et marais salants contribuent à protéger la côte de la force des vagues, de l’érosion, de l’élévation de la mer et des submersions marines.
Ainsi, ces milieux humides sont de véritables infrastructures naturelles gratuites.
Elles renforcent la résilience des territoires tout en préservant la biodiversité.

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