Tamisage du sédiment pour identification de la macrofaune benthique

Nouveau constat de l’expert du tribunal administratif de Marseille

Le 03/10/2019
L'expert nommé par le tribunal administratif de Marseille est venu compter les espèces présentes dans les fonds de l'étang de Berre

Le 12 septembre 2019 des prélèvements de macrofaune benthique (organismes vivant dans les sédiments) ont été réalisés en présence de l’expert et de membres d’EDF, des services de l’Etat et du GIPREB. 13 stations ont été échantillonnées. Ce lundi 30 septembre, le tri et l’identification des  organismes ont été effectués.

Une extrême pauvreté de la macrofaune benthique

Sur les stations de la bordure côtière (moins de 5 m de profondeur), les résultats montrent un retour de la vie benthique après les mortalités massives de l’été 2018. Ainsi, les naissains de moules, que ce soit la moule japonaise invasive (Arcuatulata senhousia) ou la moule comestible (Mytilus galloprovincialis) sont bien présents. Les deux espèces de moules représentent plus de 90 % de la densité des espèces observées. Les moules ont ainsi bénéficié de leur forte capacité de reproduction pour coloniser les espaces libres.  Les vers (Nereis succinea) sont également présents.

En revanche, la présence d’autres espèces est plus anecdotique.

En terme de richesse spécifique, seulement 14 espèces différentes ont été observées sur l’ensemble des 13 stations, alors qu’on en comptabilisait 27 avant la crise de 2018, ce qui classait néanmoins déjà la lagune de Berre dans un état mauvais au titre de la DCE . Par station, la richesse spécifique maximale en septembre 2019 est de 9 espèces alors qu’elle pouvait atteindre 18 espèces avant la crise. Pour rappel, dans les autres lagunes méditerranéennes, ce sont plus de 50 espèces différentes qui peuvent être observées sur une seule station. Selon les critères de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), l’état actuel de la macrofaune benthique reste un élément déclassant (Etat mauvais ou médiocre).

Au niveau des stations profondes (Stations B4 et B6, plus de 9 m),  seulement 2 espèces et 14 individus ont été observés au total. Les épisodes d’anoxies sont toujours trop fréquents pour permettre une reprise de la vie dans ces profondeurs.

Ces observations partagées par les différents acteurs viendront enrichir le constat que doit dresser l’expert sur l’état écologique de l’étang de Berre.

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